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Sujet : Depuis les travaux de Coleman, les autogreffes graisseuses sont largement utilisées pour la correction des troubles du galbe des tissus mous. Le sein, tissu glandulograisseux pourrait représenter une bonne indication mais les implications carcinologiques restent imprécises.
Cette étude présente l’ensemble des lipofilling mammaires réalisés dans le service dans des indications diverses. Elle évalue leur efficacité et leurs répercussions cliniques ou radiologiques.
Matériel et méthodes : 33 patients ont été opérés de janvier 2000 à mars 2004. L’âge moyen est de 47 ans (17,70). Le recul moyen est de 15 mois (1,54). Le volume moyen d’injection graisseuse est de 67 ml (13,155).
Les indications se répartissent en :
- reconstruction mammaire différée - 16 cas
- prothèse (2)
- grand dorsal avec prothèse (6)
- grand dorsal autologue (4)
- TRAM (4)
- reconstruction mammaire immédiate - 5 cas
- séquelles de tumorectomie – 2 cas
- séquelles de traitement conservateur – 2 cas
- malformation thoracique - 9 cas
- thorax en entonnoir (6)
- Poland (3)
Résultats : 1 seul cas de RMI par prothèse s’est compliqué d’une infection de la graisse injectée avec abcédation nécessitant drainage et dépose temporaire de l’implant.
L’efficacité de la correction est évaluée par les auteurs (examen clinique, diapositives) et par la patiente elle même. Un contrôle mammographique et échographique précise l’évolution radiologique de la graisse injectée. Aucune patiente, suivie étroitement dans un contexte carcinologique, n’a nécessité d’investigation complémentaire à visée diagnostique.
Conclusion : Des imperfections du décolleté sont fréquentes après reconstruction mammaire surtout en zone supéro-interne. Elles sont visibles et gênent les patientes. Le lipofilling apporte une solution élégante, simple éventuellement renouvelable. De la même façon cette technique est adaptée à des corrections de malformations thoraciques. La tentation est grande d’utiliser le lipofilling sur ces seins déformés par une tumorectomie et parfois irradiés. Son usage dans un cadre de suivi carcinologique strict permettra de juger de son réel impact clinique et radiologique.
Une fois son inocuité prouvée, le lipofilling trouvera rapidement une place de choix dans le sein hypotrophique
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