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Les auteurs présentent les possibilités chez l’enfant d’amélioration de la lèvre supérieur et du nez, par la réalisation d’autogreffes de tissu graisseux purifié dans les séquelles de fentes labio-alvéolo-palatines. Le but étant d’obtenir une lèvre souple, symétrique, libérée, de toute adhérence, restaurant les sous-unités labiales séparée par des colonnes philtrales, non brisées par des cicatrices, de créer un arc de cupidon harmonieux et un vermillon équilibré ainsi qu’une légère éversion de la portion centrale de la lèvre, sans dissocier la lèvre du nez. Un modelage de l’aile nasale dans le même temps est parfois réalisé.
Le groupe étudié comporte 11 patients opérés de fentes labio-alvéolo-palatines, 8 bilatérales et 3 unilatérales. Il s’agit de 4 filles et 7 garçons. L’âge moyen est de 8 ans ½ pour filles et de 9 ans pour les garçons. L’intervention est pratiquée sous anesthésie générale. L’hospitalisation n’excède pas 24 heures. Aucune complication post-opératoire n’a été observée. Les résultats sont évalués à partir de la clinique, d’un bilan photographique standardisé et d’un questionnaire oral. Les points d’injection endonarinaires n’ont pas amenés de nouvelles cicatrices. Le recul à 15 mois permet de croire en la stabilité des greffons.
L’apport de cette technique simple et peu invasive, parait être justifié par le caractère le plus souvent morphologique pur ou même esthétique de ces séquelles chez ces enfants multi-opérés, souffrant d’une gêne psychologique, et à qui jusqu’alors seuls les lambeaux était proposés. Ceci nous encourage donc à privilégier la greffe autologue, technique performante, moins invasive avec un indice de satisfaction élevé et des suites particulièrement simples. Ces premiers résultats nous incitent à poursuivre notre étude sur une plus grande série de patients.
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